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31/01/2013

Une approche écologique de la destinée des hommes : l’espace intercritique

Une approche écologique de la destinée des hommes : l’espace intercritique

 

par Roman Bertile

 

 

Chapitre 1 « Dieu est mort ». . 8  

Chapitre 2 Une lente dissolution... 14  

a. Besoin d’espace. 14  

b. De l’espace à l’image. 19  

Chapitre 3 La perte des repères. . 27  

a. Réactions confuses face au changement 27  

b. L’égalité des contraires : du corps au cosmos. 34  

Chapitre 4 De l’espace individuel à l’espace intercritique : une nouvelle métaphysique    42  

a. Gestion des corps : l’espace intercritique. 52  

b. Evolution de l’espace intercritique. 60  

Chapitre 5 Révolution de la perception. . 69  

a. Changement de matière. 70  

b. Changement de philosophie. 78  

Chapitre 6 L’espace de la communication. . 85  

Chapitre 7 Les errances de l’écologie. . 97  

Chapitre 8 La destiné de l’humanité : quel espace probable    108  

a. La théorie de la foule. 110  

b. Le libre penseur 114  

c. Epistémologie de la destinée. 122  

Chapitre 9 L’espace de Dieu. . 127  

Chapitre 10 Conclusion

Privés de liberté, la marge en avant de la civilisation

Privés de liberté,

la marge en avant de la civilisation

 

 

par Roman Bertile

" Que veux-tu faire quand tu seras grand ? »

« Pompier. »

« Et toi ? »

« Maîtresse. »

Qu’y a-t-il de plus normal pour un enfant que de vouloir ressembler à ses parents ou aux idoles qu’on lui construit ? Que les individus d’une même communauté d’intérêts adoptent des attitudes mimétiques ne surprend guère. Les rockeurs et leurs blousons de cuir cloutés ; les homosexuels parfois mièvres ; les jeunes ingénieurs arborant chemises blanches et cravates ; les jeunes de banlieue et leurs « fringues » de marques ; les vagabonds et leur multitude de chiens errants ; les gamines de onze ans, fans de Lorry … chacun trouve dans son groupe la ressemblance rassurante dont il éprouve le besoin. Nous sommes tous pris au jeu des apparences, des modes et de l’intégration voir de l’assimilation par la ressemblance physique ou comportementale sans que cela ne fasse réellement de controverse. S’agit-il simplement de se fédérer au sein d’un même groupe pour y trouver le confort recherché ou d’asseoir sa domination ou son influence sur ses contemporains ? Lorsque les vedettes de cinéma, compassées, donnent leur avis sur la politique au Moyen Orient, la faim dans le monde ou sur les ambitions géopolitiques américaines avec les yeux gorgés de larmes dans des émissions de distraction à la télévision ; lorsque les présentateurs de télévisions « bobo » militent pour la légalisation des droguent douces ; lorsque les médias, cherchant des exclusivités à tout prix, « sensationalisent » ; lorsque des stars de rock incitent les jeunes des banlieues à voter, n’est-il pas question de nous influencer ? La diffusion de cette culture « people » n’a-t-elle d’autre ambition que de propager les points de vue de quelques milieux proche de la « bulle médiatique » en général, ou, au contraire s’agit-il d’une attitude de domination plus répandue qu’il n’y paraît ?. Quel sens donner, dans ce contexte, à l’utilisation systématique de « la langue de bois » par les hommes politiques, à leurs promesses, fréquemment démagogiques et avortées ; quelle explication pour les grèves fréquentes des fonctionnaires ; quelle raison impérieuse poussent les gens de droites de faire des politiques de droite et les gens de gauche des politique de gauche ? Ne s’agit-il pas de conforter des positions stratégiques confortables, quittes à user de manipulations sournoises ? Ne s’agit-il pas de restreindre notre compréhension des évènements et d’uniformiser nos pratiques intellectuelles ? Les psychanalystes, les artistes, les politiques, les sportifs, bref tous ceux qui sont reconnus par les médias pour quelques raisons obscures que ce soit, édictent les bonnes lois, les bonnes attitudes à avoir dans tous les secteurs de nos existences : social, affectif et professionnel. Nous pensons, sans authenticité, comme les premiers crétins médiatisés venus, nous encourageons avec les animateurs télévisés les plus sordides, la consommation des drogues douces pour être à la « mode ». Les exemples vont se multiplier, ils traduisent toujours plus une dépossession croissante de la propre gestion de nos vies. Qu’il serait difficile d’imaginer un monde ou chacun ne suivrait que ses envies, ses goûts, ses humeurs et ceux de manière non circonvenue, catéchisée ou abusée. Qu’il serait difficile de définir les nouveaux contours de ce monde sans pensées uniques mais au contraire sous le torrent des propositions individuelles et des nouveautés aussi invraisemblances que multiples.

N’est-il pas venu le temps pour chacun d’entre nous de prendre conscience de la nécessité de se libérer de ces carcans superfétatoires, en même temps que de mieux apprécier son pouvoir de liberté, de réflexion, de décision et d’action pour s’extraire des contraintes artificielles de la société moderne de consommation ? Le refus de suivre les dictats ambiants n’est pas nécessairement le signe d’un atavisme ou d’une dégénérescence. Non, les marges, ainsi constituées, ne prônent pas forcément la déchéance, mais signalent la volonté de certains de ne pas suivre ou de refuser les modes de fonctionnement de la société. Pourtant, les minorités n’ont aujourd’hui que le respect politiquement correct que l’on concède aux entités trop insignifiantes pour avoir une représentation suffisante, que l’on accorde avec le sourire, en sachant que le respect de façade qui leur est accordé est gratuit. La valeur naturelle des êtres, des pensées et des idées est complètement dévoyé lorsqu’il est mis en contact avec le nombre, en plaise à Rousseau. Aujourd’hui, peut être comme jamais, nos communautés sont plongées dans un brouillard entretenu de l’intérieur, avec la volonté affichée de rendre incompréhensible les évènements les plus naturels y survenant. Pourtant, il est possible de se libérer ou du moins d’accéder librement aux moyens de connaissance. Par les voix de l’intelligence et de la connaissance, il est en effet possible de s’émanciper, d’accéder au « monde des idées ou des pensées » cher à tous les philosophes, de Platon à Popper [3]. Sans tomber dans quelque idéalisme que ce soit, juste en investissant le domaine de la connaissance et de l’intelligence réaliste sur les évènements du quotidien.

 
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